Bouillie de Culture

23 avril 2012

Dior, le bal des artistes - 2011

dior

Résumé

En 2011 l'exposition Dior, le bal des artistes au musée Christian Dior de Granville (la maison d'enfance du couturier), permit de révéler au public les pérégrinations d'un des personnages phares du monde artistique de la première moitié du XXe siècle. Le livre vient en juxtaposition de cette exposition dont il porte le nom, se voulant complémentaire. Sous la forme d'un Abécédaire, le collectif des auteurs retrace le parcours de Christian Dior, les rencontres qui l'ont marqué et les différents mouvements artistiques qui l'ont inspiré.

 

Mes impressions

Tous les défauts de cet ouvrages viennent du choix d'en faire un Abécédaire. Cette forme nous empêche de créer des liens entre les différents passages. Bien sûr il y a des tentatives pour y remédier telle l'utilisations d'astérisques pour renvoyer un passage à un autre mot clé du livre. Mais les allers et retours ne sont guère pratiques, et des textes se répondant sont parfois très éloignés. Par conséquent il y a souvent des répétitions. La chronologie n'est évidemment pas respectée, et cela est assez gênant. Enfin, cette forme demande aux auteurs d'être concis, les sujets intéressants qui mériteraient selon moi d'être approfondis ne sont donc pas développés.

Cependant, j'ai apprécié le panorama offert. J'ai beaucoup appris du monde artistique de la première moitié du XXe siècle. Le nombre d'artistes que j'ai découvert en quelques heures est assez phénoménal, et mon ignorance m'a fait honte. La forme d'Abécédaire permet une lecture rapide et efficace. Les illustrations documentent parfaitement le livre. J'ai simplement adoré les images.

Finalement, Christian Dior prend une toute nouvelle dimension. Loin d'être un simple modéliste, styliste et couturier, il appartient à toute une génération d'artistes qui ont marqué pour longtemps la culture française. Saviez-vous qu'il avait été galeriste ? Qu'il est l'un de ceux par qui ont encouragé le néo-humanisme et le surréalisme ? Qu'il a travaillé pour le théâtre et le cinéma ? Qu'il était ami avec nombre des grands noms de son temps ?

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06 avril 2012

2030, mémoires d'un européen optimiste - Noël Goutard - 2011

9782847243383

Résumé

Noël Goutard imagine dans ce petit livre l'état de la France, du monde, mais surtout de l'UE, en 2030 (et même parfois plus loin dans le temps). Avec un découpage thématique, il trace le portrait de notre société future.

 

Mon impression

Comme le dit le titre, cet essai est plutôt optimiste ; en tout cas en comparaison de toutes ces prédictions défaitistes dont on nous rabat les oreilles. Mais il s'agit d'un optimisme modéré. Car Goutard nous annonce tout de même 20 ans de difficultés et de galères avant la prospérité. Encore cette dernière sera due à des efforts importants, comme des heures  de travail beaucoup plus nombreuses, ou la fin d'un âge de retraite établi. Estimons-nous chanceux, le Moyen-Orient semble être enterré dans un conflit de très très longue durée ; quant à la Chine le future ne serait pas très lumineux.

J'ai apprécié le côté optimiste. Un peu d'espoir ne fait jamais de mal. D'ailleurs certaines prédictions me semblent justes, comme la nécessité de renforcer les pouvoirs de l'UE et diminuer ceux des Etats. L'UE a besoin d'évoluer pour ne pas foncer droit dans le mur. De plus, Goutard a quelques bonnes idées. Par contre il y a certaines choses qui me paraissent irréalisables, comme un Etat sino-palestinien... Comment effacer une histoire aussi douloureuse et récente ? Le pays court à la guerre civile à la façon de la Yougoslavie des années 90. Et depuis quand la Chine écoute-t-elle l'ONU ? Si elle veut envahir la Sibérie seule la violence parviendra à l'en empêcher.

Le problème vient de sa forme. Il s'agit d'un livre assez court (environ 130 pages) qui ne peut donc que survoler les choses. Si le découpage est thématique, ce qui permet une certaine clarté, les thèmes sont très peu développés, et cela reste assez superficiel et vague. Ce qui me semble irréaliste est peut-être tout à fait logique, mais comme rien n'est expliqué nous restons dans le flou sur beaucoup de points.

Mais comme je l'ai dit, son optimiste à propos du future de la France, son opinion sur certains éléments qui selon moi sont justes, et les quelques bonnes idées présentes dans le texte, me laissent une bonne impression.

 

 

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03 avril 2012

Le Jour des fourmis - Werber - 1992

Le jour des fourmis

Résumé

Tome 2 de la Trilogie des Fourmis. L'action se déroule un an après l'action du livre Les Fourmis.

Le roman ouvre sur un nouveau mystère côté Humains : la mort des trois frères Salta retrouvés dans une pièce close un masque d'horreur sur le visage. Le commissaire Méliès et la journaliste Laetitia Wells mènent l'enquête. Du côté fourmi Chli-pou-ni est décidée à lancer une croisade pour éradiquer tous les Doigts (alias les Hommes), ces ennemis redoutables qui envahissent chaque jour davantage la forêt. Mais des rebelles se cachent dans la fourmilière, et elles se disent pro-humain.

 

Mon impression

Une fois une histoire entamée, je souhaite aller jusqu'au bout. Par conséquent je me suis mise à lire dans la foulée les trois tomes de cette Trilogie des fourmis.

On retrouve les personnages du premier tome (enfin ceux qui ont survécu). Par contre de nouveaux humains font leur apparition comme personnages principaux. J'ai eu un peu de mal avec celle de Laetitia Wells, la fille du Professeur Edmond Wells, car dans le tome 1 elle n'existe tout simplement pas. Aucune allusion nulle part alors qu'Edmond était au cœur du livre 1. Il y a certes une lettre tentant d'expliquer que le Pr Wells la tenue cachée de tous, mais cela n'est pas crédible. Pourquoi ? L'explication du chagrin à la mort de sa femme ne tient pas puisqu'elle avait déjà au moins six ans, or l'ami d'enfance d'Edmond était encore en contact avec lui à cette époque.

Méliès, policier, et Wells, journaliste, sont le couple par excellence des romans policiers. Malheureusement, ils ne sont pas plus sympathiques que les humains du premier roman. Méliès est présenté comme un fin limier, mais dès le début il se trompe honteusement sur l'affaire des frères Salta. Laetitia est une superbe femme, et on ne l'oubliera pas car Werber nous le répète sans cesse ; notre pauvre commissaire en perd d'ailleurs tous ses moyens. Tous deux arrogants, méprisants vis-à-vis des autres humains (mais pour des raisons différentes), mais aussi (on le voit lors du face-à-face) vis-à-vis des fourmis ; les lecteurs auront du mal à s'identifier à eux, et préfèreront (à mon avis) 103 683e qu'ils connaissent déjà. Pire, notre policier est un trouillard et sa comparse, si elle aime aboyer, ne sait pas mordre. Bref, un couple assez décevant face à cette enquête qu'on nous présente épineuse.

J'ai par contre beaucoup aimé la nouvelle forme que donne Werber à son récit. Il reprend bien les deux lignes directrices (humains/fourmis), mais en plus des grandes parties (au nombre de six, le roman est beaucoup plus gros que le précédent) il y a de nombreuses sous-parties titrées là où, dans le tome 1, il n'y avait qu'un saut de ligne et un alinéa, pour marquer le changement de personnage, de lieu... La lecture en est facilité et plus agréable.

L'humanisation des fourmis se fait plus forte dans ce second tome ; Bel-o-kan semble muter, et cela n'est pas sans rapport avec l'influence des Doigts. Ce nouvel aspect des fourmis permet il me semble une réflexion sur notre société : l'obsession du "progrès", la religion, la peur de l'autre…Cela est d'autant plus fort quand 103e portera un jugement sur nous après avoir étudié plusieurs jours notre monde. En parallèle le groupe de la cave se déshumanise et devient fourmis. Ce groupe me pose problème. Là encore le manque de vraisemblance me gêne. Une telle transformation prend quand même plus de temps. Désapprendre sa nature humaine est un processus lent et difficile. De toute façon j'imagine mal des humains accepter aussi facilement ces conditions de vie.

Ce tome est celui de la rencontre entre les deux civilisations. Certes, le contact a déjà eu lieu dans le tome 1 entre le Pr Wells et la Reine fourmi, mais cela ne vient que par flash back, et il n'y a pas vraiment de confrontation. Le sujet du livre portait sur la découverte de l'existence d'une autre civilisation existant en parallèle. Dans le tome 2 on assiste à la réaction des fourmis face à cette découverte. De plus le contact s'établit cette fois entre des personnages n'appartenant pas au monde scientifique ni politique (même si Laetitia est au départ cancérologue). L'approche est donc plus frontale ; c'est une véritable rencontre.

Ma curiosité a été davantage piquée par ce tome-ci. Il faut admettre que des fourmis partant en croisade pour nous exterminer m'a amusée. De plus la confrontation de nos deux "peuples" m'intéresse bien plus. Seulement, plus nous avançons dans l'histoire, plus le ton se fait moralisateur (ce qui m'horripile). Je comprends encore moins que les coupables des meurtres ne soient pas arrêtés, quelque soit les raisons Méliès échoue une fois de plus dans son devoir de policier. D'autre part, Werber inscrit en sous-entendu que nous allons dans une direction bien établie qui se nomme le progrès. Or il s'agit d'un a priori purement humain. Le progrès est une notion humaine. Et l'insérer dans ce roman, qui veut dépasser la vision humaine montrée comme réductrice, c'est se contredire.

Bernard Werber est comme beaucoup de ces auteurs du XXIe siècle. Leurs idées sont nombreuses et très riches. Malheureusement leur mise en application dans un roman est souvent bâclée, et le lecteur se retrouve embourbé dans des invraisemblances qui en s'accumulant gâchent le plaisir de la lecture en titillant sa raison. Si dans le premier tome le manque de réalisme ne gênait pas, dans le tome 2 ils se fait plus fort, ce qui est très embêtant pour une trilogie qui veut se fonder sur des connaissances scientifiques. La fin du roman surtout a sellé mon opinion. Je l'ai trouvée absurde. Cependant, contrairement au tome I, la fin du tome II appelle à lire la suite (intitulée La Révolution des fourmis).

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25 mars 2012

Les Fourmis - Werber - 1991

Les fourmis

Résumé

Tome I de la Trilogie des Fourmis.

Milieu du XXIe siècle (voire peut-être 2e partie du XXIe), Jonathan vient d'hériter de son oncle, le Professeur Edmond Wells, un appartement parisien au rez-de-chaussée. Venant de perdre son emploi de serrurier, il y emménage aussitôt en compagnie de sa femme, de son fils de 10 ans et de leur chien. La vie du défunt reste mystérieuse, et ses objets de recherche inconnus, depuis la mort de sa femme et son départ pour l'Afrique. Reste cependant un avertissement écrit en grosses lettres : SURTOUT NE JAMAIS ALLER A LA CAVE !

Dans le même temps, 12 fourmis rousses de la cité Bel-O-Kan, dans la forêt de Fontainebleau, se réveillent de leur hibernation. Elles doivent maintenant rendre à la vie les 18 millions autres habitants de la ville, réparer les dégâts de l'hiver et trouver de la nourriture. Le 327e mâle fait partie des douze. Bientôt, il part à la chasse avec 28 fourmis asexuées qui appartiennent à la classe guerrière. Ils se rendent sur un territoire inconnu, censé regorger de nourriture, repéré par les exploratrices d'automne.

 

Mon impression

C'est un roman qui joue sur la mise en parallèle de deux récits qui finissent par se rejoindre et constituer deux faces de la même histoire.

Tout est basé sur une humanisation des fourmis. Certes, Werber nous présente toutes les capacités physiques, intellectuelles et sociales des fourmis, qui sont bien différentes des nôtres. En effet pour montrer leur supériorité face à l'homme (et c'est bien l'intention de cette trilogie), il était nécessaire de les rapprocher de nous. En prêtant à 327e, et à d'autres, des pensées et des sentiments humains, la mise en parallèle se fait avec facilité. Cependant cela a faussé ma lecture. En effet, j'ai eu quelques fois du mal à séparer l'humanisation des fourmis avec leurs véritables capacités. Par exemple, au moment où elles envahissent le pic-vert, elles donnent l'impression de connaître parfaitement l'anatomie de l'oiseau. Est-ce la cas ? ou est-ce juste un effet créé par l'auteur pour montrer leur redoutables aptitudes sociétales ? En fin de compte, il semble que les seules informations auxquelles on puisse faire confiance sont celles tirées de l'Encyclopédie du Pr Wells et les quelques données scientifiques ici et là.

L'histoire est donc basée sur l'enchevêtrement de deux récits, l'un se passant chez les êtres humains, la famille Wells, l'autre chez les fourmis, les Belokaniennes. Au fur et à mesure de nouveaux personnages apparaissent, et l'histoire se divisent pour suivre ceux qui sont importants à l'intrigue. Cette intrigue prend deux formes. Chez les humains on cherche à savoir ce qui se trouve au fond de la cave (si on peut encore appeler cela une cave…), endroit mystérieux où les gens disparaissent les uns après les autres. Côté fourmi tout est dans la recherche de "l'arme secrète" qui anéanti des troupes entières sans blessure apparente et en quelques secondes. Evidemment ils font en réalité partie d'un seul et même mystère.

L'histoire prend, l'intrigue est assez bien tournée. C'est assez sympathique de découvrir autant de choses sur le monde des insectes, c'est assez effrayant aussi (vous ne regarderez plus jamais une fourmi de la même façon). J'ai aimé les péripéties qui s'enchaînent et les réponses qui renvoient à des questions jusqu'au dénouement final. Pas le temps de s'ennuyer, pas de blancs ou de temps mort dans l'action.

Les personnages-humains sont moins sympathiques que les personnages-fourmis (exception faite d'Augusta), ce qui aide à s'intéresser aux fourmis comme civilisation et êtres à part entière.

Mais voilà, on en reste là. Le ton et les phrases de Werber sont toujours très simples à lire ; les rebondissements nous font arriver sans accros à la fin. Seulement j'attendais quelque chose de plus, je voulais me passionner pour ces fourmis, me triturer la tête sur les mystères soulevés… La mayonnaise n'a juste pas prise. Un bon divertissement donc, mais sans plus.

La fin est plausible sans feu d'artifice. Je reste quand même sceptique quant à la réaction des humains emprisonnés dans leur cage ; ils semblent prendre la chose un peu trop bien. En tout cas il y a closure, et l'auteur nous permet de nous arrêter à ce tome 1 sans éprouver de frustration si on ne lit pas le tome 2.

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12 mars 2012

Les Conquérants - André Malraux - 1928

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Résumé

C'est la guerre non déclarée entre Hong-Kong (colonie anglaise) et les communistes du comté de Canton qui souhaite l'unification de la Chine. Les Chinois sont notamment soutenus par les Russes et des communistes français. Le narrateur, un français ayant grandi dans le comté de Canton, retourne en Chine pour soutenir les révolutionnaires. Il vient rejoindre son ami Pierre Garin, dit Garine. Borodine et Garine sont à la tête du mouvement anticolonialiste. Mais rien n'est simple, au cœur même du parti les avis divergent. Hong, le chef des terroristes, le puissant et pacifiste Tcheng-Daï, le général Tang qui prépare un coup d'Etat grâce à l'argent anglais… les personnages et les positions idéologiques et politiques s'entrecroisent dans ce roman engagé.

C'est l'histoire de la lutte révolutionnaire chinoise contre la colonisation dans sa première phase, celle de Canton.

 

Mon impression

Mon premier Malraux. Je sais, incroyable. Mais il y a tant d'auteur et tant d'ouvrages que finalement malgré toute la bonne volonté du monde on ne peut pas lire autant de livres que l'on souhaite, et à mon âge je commence à peine à m'immerger dans l'océan de la littérature.

L'histoire est contée à la manière d'un journal de bord, avec indication des dates, lieux et de la temporalité. Tout est donc écrit à la 1ère personne. Nous avons donc une vision restreinte de la situation. L'écriture rappelle le style télégraphique, avec beaucoup de phrases courtes, parfois nominales. Le narrateur va toujours droit au but.

C'est un livre historique et politique. Il est donc à remettre dans son contexte sous peine de passer à côté. C'est la prise de conscience de la part des chinois de leur individualité, un concept proprement occidental qui est nouveau pour les asiatiques qui va permettre les événements de se mettre en place. Le narrateur est en fait un observateur. Il fait peu de choses à part regarder et écouter les autres protagonistes. Le héros de l'histoire c'est Garine puisque l'ami-narrateur reste dans son sillon, d'autant plus que c'est lui qui donne les ordres et connait tous les débouchés (plutôt pratique). Le fait que le narrateur observe permet à Malraux de faire des portraits physiques et surtout psychologiques des principaux acteurs de la "Révolution", portraits qui viennent davantage de l'auteur que du narrateur ; ils sont en effet un peu trop profonds pour être d'une personne venant juste d'arriver et découvrant la situation dans son intégralité.

Bon tout est romancé donc les personnages ne sont pas réels, cependant ils sont pour beaucoup inspirés de personnes ayant vraiment existées (ex : Borodine était bien un agent communiste en Chine, mais Malraux ne l'a jamais rencontré). Au départ il faut se forcer pour entrer dans l'histoire, personnellement la révolution chinoise contre les anglais n'est pas un sujet que j'ai étudié, de près ou de loin ; il a donc fallu me mettre dans le bain. Le roman est divisé en trois parties, j'estime qu'il m'a fallu passer la première avant de me sentir à l'aise dans ma lecture.

C'est une œuvre de jeunesse, si je puis dire. Mais elle annonce ses plus célèbres livres, La Condition humaine et L'Espoir. Le premier retourne en Chine, cette fois à Shanghai où des communistes révolutionnaires préparent une insurrection contre le gouvernement. Le second s'occupe de la Guerre d'Espagne en se focalisant sur le camp républicain. Tous trois sont des romans engagés montrant la Révolution en marche.

Bon, ne tournons pas autour du pot,  Les Conquérants ont mal vieilli. Le livre s'inscrit dans une actualité française et mondiale bien différente de la nôtre. En l'écrivant Malraux s'adressait à ses contemporains. L'intérêt aujourd'hui de le lire n'est plus le même qu'hier, s'il s'agit d'un roman engagé, son message n'a plus de valeur pour nous lecteurs du XXIe. Nous avons vu ce que sont devenus la Chine et la Russie et les résultats du communisme, nous savons les conséquences de la décolonisation. S'il faut le lire, lisez-le comme un roman historique, ou comme une anthologie de la première partie du XXe siècle avec tous les questionnements idéologiques d'alors. Lisez-le aussi parce que c'est Malraux, parce que c'est un livre bien écrit et que finalement une fois dedans l'action révolutionnaire nous emporte. On se prend au jeu politique et aux actions militaires. Finalement on finit par oublier son historicité pour simplement apprécier les rebondissements qui se déroulent sous nos yeux.

Posté par Dreamland à 05:20 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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